Description
Les premiers statuts de l’université d’Angers sont approuvés par le Saint-Siège en 1373. Si la Révolution française voit se fermer les portes de cet établissement pluriséculaire, cela n’est pas définitif. En 1875 après l'adoption de la loi Laboulay, l’université est refondée grâce à Monseigneur Freppel, alors évêque d’Angers, avec le soutien du Cardinal Brossais Saint-Marc. C’est tout d’abord la faculté de droit qui est recréée, faisant partie des premières facultés libres de France. Les autres facultés ouvrent les années suivantes : lettres (1876), sciences (1877) et théologie (1879). Rapidement, le 2 octobre 1877, l’Université catholique de l'Ouest (UCO) est officiellement érigée en université catholique de droit pontifical par le pape Pie IX.
Dès sa fondation, l’UCO a voulu offrir aux jeunes générations un lieu de formation et de recherche au service de la vérité, de la liberté et de la société : chercher le vrai pour faire le bien.
En 150 ans, l’UCO a traversé les époques, connue les guerres et les remous sociétaux et politiques français tout en gardant sa promesse de former des esprits libres et universels capables d'un agir éthique et engagé dans la société. Elle s’est rapidement ouverte sur l’international, accueillant des étudiants étrangers dès 1947. La diversification de ses formations s’est poursuivie mais ce sont aussi de nombreux campus qui ont ouvert dans le Grand Ouest et Outre-Mer : Vannes (1986), Guingamp (1987), Papeete (1999), Laval (2011), Nantes (2014), Saint-Denis de La Réunion (2015), Niort (2020) et Brest (2023).
Aujourd'hui, l'UCO célèbre 150 ans d'histoire, profondément ancrée dans le présent et résolument tournée vers l'avenir. Ce sont 13 000 étudiants sur 10 campus qui y sont inscrits chaque année universitaire au sein d'une centaine de parcours et 80 000 Alumni qui ont bénéficié de cette formation et œuvrent aujourd'hui dans la société. Par ailleurs, l'université accueille près de 700 étudiants en situation de handicap soit 5% de ses effectifs, la moyenne nationale étant de 2% dans l'enseignement supérieur en France
L'université est attachée à un esprit d'humanisme chrétien conjuguant humanité, proximité, dialogue et liberté et elle propose une formation la plus intégrale possible. L'UCO répond à cette mission ecclésiale exprimée par Monseigneur Emmanuel Delmas, Évêque d'Angers : "L'Église compte sur l'enseignement supérieur catholique, sur ses capacités de recherche et de formation pour donner à la société les éléments de réflexion permettant un meilleur discernement dans de très nombreux domaines."
L'édification de l'université est lancée dès 1875 grâce à l'acquisition progressive des 4 hectares des pépinières de la famille André Leroy. C'est à l'architecte Dusouchay, élève de Labrouste, qu'est confié ce chantier dans une période de refondation des Universités françaises regardant vers les Universités anglaises et allemandes, celles-ci adaptant leur architecture à la fonction pédagogique. C'est ainsi que le Palais universitaire, bâtiment central de l'université, sort de terre pour y installer principalement les premières salles de cours, la bibliothèque et les laboratoires. L'entre-deux guerres est l'occasion de restaurations progressives de différentes parties. Mais, en 1943, l'armée allemande investit les bâtiments de l'université catholique et ordonne des travaux de camouflage anti-aviation. Les façades sont peintes en noir et cette couverture se révèle très corrosive. De grands travaux sont lancés en 1951 pour restaurer les bâtiments tout en effectuant une simplification de l'architecture. À partir des années 1950, l'UCO se développe, le Palais est réaménagé et de nouveaux bâtiments sortent de terre.
La restauration du Palais universitaire a comme premier but d'assurer sa conservation face aux altérations impactantes provoquées par le temps. Mais plus qu'une restauration, c'est une phase de renaissance qui s'ouvre afin de lui rendre l'ampleur et le sens de son architecture initiale. Ainsi, les trois chefs d'œuvre du chantier ont pour objectif de redonner son lustre au lanterneau et à la statue de la Vierge, de repositionner les faîtières des toitures et de retrouver le décor des pilastres et chapiteaux sur les façades.
L'Immaculée Conception est la Sainte Patronne de l'université depuis sa consécration par Monseigneur Freppel en 1875. Une statue dorée de la Vierge, s'élevant au-dessus du fronton du palais, avait été offerte par les professeurs comme signe et gage de protection. Aujourd'hui, cette statue doit être restaurée et redorée face aux ravages du temps et aux aléas climatiques mais aussi pour lui redonner tout son éclat.
Fondée il y a 150 ans, l'Université catholique de l'Ouest est l'une des plus anciennes universités du Grand Ouest et un acteur de référence de l'enseignement supérieur et de la recherche. Université pluridisciplinaire, elle s'organise autour de six facultés — Droit-Économie-Gestion-Sciences politiques, Éducation, Humanités, Sciences, Sciences humaines et sociales, et Théologie — et accueille 13 000 étudiants sur 10 campus, dans le Grand Ouest et en Outre-Mer. Elle propose plus de 100 parcours de formation, du bac au doctorat (bac+8).
La tutelle ecclésiale, au sommet de l'organisation, est le fondement identitaire de l'UCO. L'université a été fondée en 1875 par Mgr Freppel et érigée canoniquement en université catholique par le pape Pie IX dès 1879. Cette appartenance à l'Église se traduit concrètement par un Chancelier, aujourd'hui Mgr Delmas, évêque d'Angers, qui représente l'autorité de l'Église et veille à l'identité catholique de l'établissement, en lien avec l'ensemble des diocèses fondateurs réunis au sein du Conseil supérieur des Évêques.
Le Recteur est le garant des valeurs spirituelles et morales qui fondent le réseau de l'UCO. En lien avec le Conseil supérieur des Évêques fondateurs et le Chancelier, il met en œuvre et dirige la politique de l'université, représente l'institution dans les instances nationales et internationales, et assume la double responsabilité académique et administrative et financière. Cette dernière s'exerce en lien étroit avec la Directrice générale de l'association Saint-Yves, structure juridique qui porte l'établissement UCO et assure notamment la gestion du campus d'Angers (49) et de Nantes (44).
L'organisation de l'UCO repose sur l'articulation de deux espaces décisionnels distincts et complémentaires.
- Le champ académique, au fondement de l'établissement, regroupe les facultés, les instances pédagogiques, la recherche et l'offre de formation. C'est en son sein que se construit et s'exprime le cœur de l'identité universitaire de l'UCO.
- Le champ associatif et économique est porté par l'association Saint-Yves, association à but non lucratif dont le président et le bureau exercent la gouvernance associative et délèguent la gestion opérationnelle à la Directrice générale. L'association est notamment l'employeur juridique des personnels de l'établissement : c'est elle qui rend possible, matériellement et juridiquement, l'action universitaire.
Ces deux champs convergent et s'articulent au sein de l'équipe rectorale, composée du Recteur, des Vice-Recteurs et de la Directrice générale, instance de pilotage collégial de l'établissement.
Composition de la gouvernance :
- Laurent Péridy, Recteur de l’UCO
- Catherine Mouneyrac, Vice-Recteur à la recherche et à l’international
- Benoit Raveleau, Vice-Recteur à la vie académique
- Pierre Usclat, Vice-Recteur aux relations avec l’enseignement catholique et la vie étudiante
- Gaël Izenic, Président de l’Association Saint-Yves
- Anne-Sophie Demonchy, Directrice générale
Direction mécénat de l’UCO
- Bruno Georges, Directeur et responsable des relations libéralités
- Nathalie Neyron de Saint Julien, Responsable partenariats et relations bienfaiteurs
- Béatrice de Serrant, Responsable relations avec les fondations
Le projet de restauration du palais universitaire mobilise pour sa signification, son déploiement et ses impacts. Ainsi, Monsieur Laurent Péridy, Recteur de l'Université Catholique de l'Ouest, parle de ce bâtiment comme d'un "vaisseau amiral (...) conçu pour être le lieu privilégié de la transmission des savoirs et de la recherche" et rappelle que "sa construction a été financée par de nombreux mécènes qui, au sens propre, ont réellement apporté leur pierre à l'édifice." Soulignant notamment la dimension architecturale de la rénovation, le maire d'Angers, Monsieur Christophe Béchu, se réjouit de ce que "ce bâtiment emblématique puisse enfin retrouver sa splendeur initiale (...). Il participe au rayonnement de notre ville !".
Enfin, Madame Sandrine de La Grandière-Strauss partage sa grande joie d'être la marraine de ce projet ancré dans une histoire où les hommes et les pierres parlent les uns des autres. Elle affirme sa conviction : "la destinée de ma famille est liée à celle de l'UCO, au nom de nos valeurs communes et de nos racines angevines". A ses côtés, l'ambassadeur bien connu du patrimoine français, Monsieur Stéphane Bern, parraine ce projet avec intérêt : "J'avoue avoir été impressionné par le projet de l'architecte*. C'est un véritable retour à la vision des origines, une quasi-résurrection."
*François Jeanneau, Architecte en chef des Monuments Historiques
Cette levée de fonds à laquelle nous vous proposons de contribuer est destinée à participer au financement de la rénovation du Palais universitaire de l'UCO. Vous devriendrez ainsi prêteur de ce beau projet évalué à près de 7 M€, financé par diverses ressources projetées : prêt obligataire via CredoLending, mécénat, subventions, divers événements organisés dans le cadre des 150 ans de l'UCO.
Les caractéristiques du prêt obligataire émis par l'association Saint Yves (UCO), objet ici de cette présentation, sont les suivantes : taux d'intérêt de 4.5% ; durée de 6 ans ; échéances semestrielles ; paiement des intérêts dès le 1er semestre ; remboursement amortissable du Principal dès le 3ème semestre (différé de 1 an).